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Big-Blue: la renaissance

Voilà 4 ans que j’ai vendu mon Road-King.

J’avoue qu’il ne s’est pas passé une semaine sans que j’y repense avec nostalgie et peine.
Les tumultes de ma vie ont fait qu’il m’était impossible d’en racheter une même si l’envie était toujours là.
Aujourd’hui, j’ai eu une opportunité incroyable..que dis-je, une offre surréaliste, qui me laissait imaginer un futur proche au guidon d’une Harley : il ne me restait donc plus qu’à me mettre en quête !

Je m’étais toujours dit que je reprendrai un jour un 1340 mais en 4 ans, les choses ont évolué..de nouvelles motorisations sont apparues et il est vrai que l’on trouve des 1584 au prix de mon 1340 de l’époque. (je ne parle pas des 1450, je ne les connais pas et j’en ai rarement entendu du bien).
Je me suis donc (largement épaulé par ma chère et tendre 😉 ) lancé à la recherche d’une machine moderne, fiable, belle..enfin vous voyez quoi ? La perle rare que personne n’aurait remarqué 🙂

C’est vrai, j’avais bien remarqué qu’il y avait pléthore de 1584 en vente mais je n’avais pas davantage poussé la réflexion. J’étais impatient et à 2 doigts de craquer sur le premier coup de coeur, quelque soit le lieu et l’année pourvu qu’elle entre dans le budget dont nous disposions.

C’était sans compter sur l’aide d’un ami qui me veut du bien et qui m’a poussé à réfléchir :

  • Ai-je besoin de tant de puissance ?
  • Ai-je les moyens de me rendre en concession pour la moindre panne alors que je dispose de pas mal d’outillage et de matériel pour me dépanner tout seul?
  • Ai-je toujours envie d’y mettre le doigts ?
  • Mes besoins correspondent-ils à ce type de moto ?

Bref, j’ai réfléchi et je suis revenu à la raison : ça sera un 1340 !!
Le RK était à injection et ne connaissant pas trop les carbus, je me suis dis que je pousserais bien le vice jusqu’à chercher un 1340 à carbu.

J’ai mis 3 jours pour en trouver 2 dans mon coin.
Après, ça a été très vite :

  1. jeudi = visite des 2 motos
  2. jeudi soir  = choix et négociation
  3. vendredi= achat et rapatriement
  4. joie

Voilà donc un peu plus d’une semaine que nous sommes les heureux possesseurs d’une Electra Glide Ultra Classic de 1996, importée des US en 2008 et qui doit avoisiner les 80000km ( le rodage est tout juste terminé !)
C’était initialement un modèle à injection mais le système Magneti Marelli a avantageusement laissé place à un joli carbu 😀

J’en profite pour remercier la centaine de visiteurs quotidien pour leur sympathie et les gentils messages qu’ils m’envoient kazi-quotidiennement depuis 4 ans malgré le fait que je postais plus d’article.
Je remercie aussi ma chérie sans qui je n’aurai pas pu écrire cet article 😉
Merci donc, c’est grâce à vous tous que j’ai gardé la foi et que je n’ai jamais cessé d’espérer.
Et comme le disait le célèbre philosophe Freddy Mercury : SHOW MUST GO ON !!!

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Démonter le haut du carénage d’un 1000 GTR


Après près de 4 ans de repos, me revoici pour un nouvel article.
Je roule actuellement en 1000 GTR 1999 de chez KAWA, une vieille mémé attachante et je me suis dis que ça serait sympa de reprendre du clavier pour partager mes bidouilles comme je le faisais avant mon RK..
En attendant de pouvoir racheter un 1340, je vais donc continuer à publier des articles sur ce blog quelque soit la moto que j’aurai entre les jambes 🙂

Je tiens tout d’abord à vous conseiller l’excellent blog dédié à cette moto, il est bien fourni et propose des dizaines d’articles plus intéressant les uns que les autres.
C’est la référence dans le domaine , je n’ai pas l’intention de refaire les même articles, je ne ferai que publier des articles complémentaires si jamais je dois faire des choses qui ne sont pas répertoriées sur celui-ci.

http://kawasaki1000gtroutillages.centerblog.net/rub-ref-et-dim-joints-roullement-divers-.html

C’est (re) parti !!

Lorsque j’ai acheté cette meule, elle était affublée d’une espèce de guirlande de LED qui était censée palier à une ampoule de veilleuse capricieuse que ne faisait que griller.

Dans la grille sous la bulle 🙂

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Ayant participé à une sortie avec des GTRistes sympas mais moqueurs, je me suis décidé à virer cette ligne d’ampoules de Noël !
Pour ce faire, il va falloir déposer toute la partie haute du carénage.

Commençons par démonter la bulle en ôtant les 10 vis qui la maintiennent.

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Et hop !

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A l’intérieur des boîtes à gants, nous trouvons deux vis qu’il faut défaire également. (si tu ne les vois pas, enlève d’abord ton porte monnaie, tes clopes, tes chewing-gums, tes vieilles pièces de 20 cts qui trainent et la vieille capote que tu as mis là un jour…au cas où 🙂 )

Un ici au fond…

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..et l’autre un peu plus haut.

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Les garnitures de carénage sont maintenues par deux vis.
Une ici :

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Et l’autre un peu plus bas (la photo est floue mais c’est volontaire, c’est pour amener du mystère à l’article !)

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On peut maintenant déposer les garnitures ( Kawa a bien fait les choses, c’est la même procédure à droite et à gauche ! 🙂 )

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En défaisant cette vis centrale en haut du contour de compteur…

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…on libère totalement celui-ci.

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Nous allons maintenant défaire toutes les vis qui maintiennent les flancs de carénage.

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Sur cette photo issue de l’excellent blog de Guy , vous pourrez observer la liste complète de la visserie de carénage.
Ici nous allons défaire celles indiquées en jaune.

vis

Nous pouvons maintenant accéder aux 2 fixations latérales du haut de carénage, à gauche….

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…et à droite.

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Protégeons le garde boue (on n’est jamais à l’abri d’un choc)…

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Près des rétroviseurs, nous trouvons 4 boulons.
Les boulons n°1 maintiennent le rétro et les boulons n°2 fixent le carénage.

Nous allons donc desserrer les tête de vis n°1.

retro

Nous libérons ainsi le rétro (idem de l’autre côté).
Attention au joint…

joint retro

…pensez à le remettre en place.

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En défaisant les 2 autres écrous….

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..nous libérons ces platines.

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Ce sont les dernières fixations du haut de carénage, retenez le phare lorsque vous allez défaire la seconde afin qu’il ne s’éclate pas lamentablement sur le sol !

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Et voilà, le haut de carénage est déposé.

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Vous pouvez maintenant vous occuper de ce qui vous à poussé à démonter ce carénage.
Pour ma part, j’ai supprimé les leds et revu la connexion de la veilleuse afin que l’ampoule ne grille plus.

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C’est nettement mieux ! 😉

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taf

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Fabriquer un démonte obus

Que ce soit pour en vérifier l’étanchéité ou pour dégonfler rapidement une chambre à air,on peut parfois avoir besoin de démonter l’obus d’une valve….

Je vais vous montrer ici comment se fabriquer un démonte obus à moindre frais….

Le reportage à été effectué par SPORT40, et je le remercie chaleureusement car le démonte obus fabriqué à cette occasion m’est destiné


Tout d’abord il faut se procurer une valve de type « PRESTA » comme celle-ci, les autres que l’on trouve sur les voitures, motos ou VTT étant de type « SHRADER ».

On va donc utiliser une valve PRESTA pour démonter un obus de valve SHRADER



On va donc commencer par dévisser le petit écrou, il coince un peu n’hésitez pas à forcer…

On va aussi scier la partie filetée qui servait à accueillir le bouchon de valve et enlever la tige intérieure.



Il ne reste plus qu’à effectuer un traie de scie à métaux de 3 à 4 mm de profondeur (pas plus)




Maintenant, on ajustera la largeur de l’empreinte et le diamètre de l’outil en prenant soin de ne pas enlever trop de matière pour ne pas fragiliser l’ensemble…..
Pensez à faire un essai de temps en temps sur l’obus de valve à démonter pour voir ou vous en êtes.

Dans cet exemple, Sport40 a ajusté une vis dans la valve car cette dernière était un peu courte.

Mais il existe des valves plus longues pour une meilleure prise en main.



Et voilà……



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La fabrication du cidre

Une fois n’est pas coutume, il ne s’agira pas ici de mécanique mais d’une chose qui se passe une fois par an chez moi : 
la presse des pommes pour la fabrication du cidre.

Je vous ai fait un petit reportage qui vous informera des différentes étapes.
Ainsi, lorsque vous viendrez, ou re-viendrez, et que vous ferez couler le liquide dans votre verre, vous saurez exactement ce que vous êtes en train de boire et aurez pris connaissance de sa méthode de fabrication….

Par les temps qui courrent, nous ne sommes jamais mécontent de connaître la provenance de ce que nous consommons !!

Allez c’est parti !

Une fois avoir mis le matériel en place et préparé le coral qui servira a stocker les pommes….

emplacement----pommes-vide.JPG

Il est temps d’aller les ramasser…
Les pommes se ramassent au sol et sont entreposées dans des remorques qui les achemineront jusqu’ici……
Il faut quelques jours pour les ramasser car l’air de rien….il y en a quelques unes…..

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26 tonnes et des brouettes……

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Et maintenant, c’est parti !
Aprés un coup de nettoyeur à haute pression (ici en panne et remplacé par un vulgaire jet d’eau pour quelques heures) visant à enlever la terre qui se trouve sur les fruits….

nettoyage2.JPG
nettoyage-copie-1.JPG

Elles sont chargées sur un élévateur…..

….et triées au passage.

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Cet élévateur les acheminent vers un entonnoir…..

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…au fond duquel elles vont se déposer et flotter au dessus d’un trou rempli d’eau dans lequel une vis sans fin les prendra pour les remonter vers le broyeur.

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Pendant ce temps on installe la première clayette qui servira à récupérer les pommes broyées, sur laquelle on pose un cadre en bois….

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….qui lui même sera recouvert d’une toile spéciale trés résistante….(dans le temps, les anciens faisait ça avec de la paille)….

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On peut donc maintenant actionner le broyeur et faire tomber le hachis sur cette toile….

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Il faut en mettre assez……

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Le but étant de le remplir jusqu’au bord du cadre en bois….

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Une fois bien remplie, la toile est refermée…..

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…le cadre enlevé….

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…et reposé aprés avoir intercalé une autre clayette.

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Aprés, les mêmes gestes sont répétés….
Une toile….

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Les pommes broyées….

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Une clayette…..etc….
Et on monte…….

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on monte……

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…..jusqu’à arriver à 8 étages…..

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Ensuite, à l’aide d’une corde….

Et d’une poulie actionnée par une manivelle…..

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…nous allons déplacer l’ensemble sous la presse hydraulique….

Afin d’éviter un accident qui pourrait mener l’huile a se mélanger au jus de fruits en cas de fuite, la presse fonctionne avec de l’eau, seul le verrin est légèrement lubrifié avec de l’huile mais c’est de l’eau qui est comprimée pour pousser le verrin.

Une fois en place, on lance la presse……

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Et ça presse……

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…..ça presse……

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 encore et encore….

….jusqu’à atteindre plus de 300 bars de pression !!

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Et le précieux liquide coule enfin !!!
Il coule a travers une toile filtrante pour remplir une bassine dans laquelle il sera aspiré et ……

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……via cette pompe……

sera acheminé vers les cuves de fermentation…

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Une fois que le jus a cessé de couler, nous relachons la pression…..

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….retirons les clayettes…..

….ainsi que les toiles afin de les débarrasser des résidus secs….

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qui seront entreposés dans une caisse puis mis en tas.

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Ils seront utilisés plus tard, mélangés au fumier pour fertiliser les champs sur lesquels nous cultivons le maïs qui servira au gavage de nos canards…..

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Voilà, le tour est joué, il ne reste plus qu’à répéter ces gestes pendant 2 à 3 jours et nous serons venus a bout des 26 tonnes de pommes…..

A titre d’information, 1 tonne de pomme donne habituellement 600 litres de liquide.
Cette année, le rendement sera moindre car les pommes sont « sèches », elles ne contiennent pas beaucoup de jus, donc pas beaucoup de sucre….Cela est dû aux pluies de cet été et au manque de soleil…..
Lorsqu’on goûte le jus à la sortie du robinet, il est trés acidulé et d’une couleur claire qui s’apparente plus à un jus de citron qu’ à un jus de pomme…
Cela laisse présager un cidre qui sera relativement sec…

Dans 48 heures, les résidus présents dans le jus de pomme se seront regroupés pour former un chapeau en haut des cuves……Le liquide sera alors soutiré (donc par en bas) et transvasé dans une autre cuve….La fermentation pourra alors débuter….
Je vous passe les détails mais il faudra, grosso modo, 2 mois et 1/2 à 3 mois pour que la fermentation se fasse….

Au Pays Basque, toutes les cidreries débutent leur saison le 20 Janvier, (ouverture officielle des cidreries) date qui correspond a peu prés à la fin de la fermentation de la cuvée de l’année…Nous présentons ainsi ce que l’on pourrait appelé le cidre nouveau »
Cette année, nous sommes un peu en retard…..

Et voilà….

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